Château d'eau |
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Les Jacobins
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Maud FässlerQuelle série photographique montrerez-vous au Printemps de Septembre ? Christian Bernard a choisi d'exposer une série qu'il a été le seul à voir pour l'instant, Autopsie. Je l'avais rangée au fond de mes tiroirs parce qu'elle avait été très dure à faire. La vision, l'odeur de la mort... il faut réussir à se détacher complètement de cette émotion pour photographier. C'est une série de 21 images réalisée en 2006 au moyen format 6/7, à l'hôpital universitaire de Lausanne, service de pathologie. Ce ne sont pas des autopsies policières où on cherche la cause de la mort, mais un secteur de la recherche médicale, où l'on trouve dans le corps des informations sur une maladie. Lorsque j'étais enfant, mes parents m'ont expliqué qu'ils avaient donné le corps de mon frère décédé à la science. Je voulais savoir ce que cela voulait dire. Depuis ce jour, je me pose la question de la vie du corps après la mort, mais aussi de la décision que je prendrai par rapport à ma propre mort. Que vous inspire la formule « Là où je vais, je suis déjà » ? Dans notre société actuelle, on doit toujours se projeter, aller de l'avant, regarder vers le futur, et mentalement on y est déjà. On n'a plus conscience du présent. Mais là où est l'esprit, tout est. Par rapport à mes photos, un autre sens se dégage : peu importe où on va, à la fin on finit tous pareils. Qu'est-ce que l'art vous permet d'accomplir ? La photographie, plutôt, car je ne m'exprime pas par d'autres moyens, me permet d'aller voir ce que j'aimerais savoir. Commande publique du ministère de la Culture et de la communication , Délégation aux arts plastiques, Centre National des Arts Plastiques, Direction régionale des affaires culturelles de Midi-Pyrénées. Maud Fässler — Née en 1980 à Zurich, où elle vit et travaille. Sortie en 2006 de l'Ecal, la fertile école d'art de Lausanne, cette jeune photographe suisse se signale par la dureté et la force des sujets qu'elle choisit d'affronter à froid et sans pathétique : autopsies de cadavre, dissections, sexes excisés de femmes africaines. Maud Fässler présente également deux autres séries photographiques à la galerie Kandler |
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