Le Festival L'Adresse Il muro

LE PRINTEMPS
DE SEPTEMBRE

À TOULOUSE

LE FESTIVAL
21.09 — 
21.10.2018
Ailleurs

Sylvie Auvray - Amandine Meyer - Florent Dubois

21.09.18 - 21.10.18
Exposition collective — Pavillon Blanc Henri Molina | Centre d’art de Colomiers

Exposition réalisée en partenariat avec la Ville de Colomiers

L’exposition propose des passages entre dessins et céramiques. Amandine Meyer produit de nouvelles sculptures en verre présentées dans une installation rappelant un diorama peuplé de ses dessins fantaisistes et enfantins pour lesquels elle concède volontiers l’influence d’Henry Darger. Florent Dubois présente quant à lui une sélection de dessins : face à ce bestiaire dégoulinant de couleurs, il produit une série de céramiques composant un petit peuple, surjouant les motifs ornementaux et les dorures. Sylvie Auvray présente enfin un dessin monumental incrusté de ses masques en céramiques.

 

Sylvie Auvray est née en 1974 à Paris où elle vit et travaille. Elle évolue dans le domaine de l’art contemporain. Bien qu’elle soit surtout connue pour ses céramiques burlesques, le dessin est omniprésent dans son atelier. Il s’élabore à partir d’objets, d’ouvrages illustrés ou encore de bandes dessinées anciennes qu’elle chine, où elle recueille des motifs pour leur offrir une seconde vie. Son œuvre a été exposée au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, au Mamco à Genève, au Centre Pompidou.

 

Florent Dubois est né en 1990 à Besançon. Dessinateur et céramiste, il agence un univers presque kitsch, romantiquement baroque, où se mêlent des références aux arts populaires, aux manuels créatifs et aux contes pour enfants. Ses affinités créatives et amicales l’emmènent vers des collaborations avec le studio officeabc. Il prépare un ouvrage monographique à sortir chez Tombolo Presses en 2018. Florent Dubois a exposé en 2014 au CNEAI, en 2017 au Centre d’art Les Capucins à Embrun et a bénéficié en 2018 d’une résidence à L'AFIAC dans le Tarn. Diplômé de l’ENSBA de Lyon, il vit à Toulouse et dans le Doubs.
 

Amandine Meyer vit et travaille à Montreuil. Formée à Nancy, Metz et Angoulême, elle a été éditée par les maisons d’éditions ION et Misma, ou encore Lagon, revue prospective sur le dessin contemporain. Son oeuvre déploie un univers onirique et protéiforme à la croisée de la bande dessinée, de la céramique et de la gravure. Elle a exposé en 2014 à la galerie My Monkey à Nancy et a été récompensée en 2018 par le Prix de l’ÉESI d’Angoulème. En 2018 également, elle est invitée pour une commande par le Cerfav (le Centre Européen de recherche et de Formation aux Arts Verriers).

 

Exposition collective
Pavillon Blanc Henri Molina | Centre d’art de Colomiers
Sylvie Auvray - Amandine Meyer - Florent Dubois
21.09.2018

Anne Deguelle

Les mariées de Fécamp
21.09.18 - 21.10.18
Installation — Musée Calbet (Grisolles 82)

Anne Deguelle, Les Mariées de Fécamp, 2002 © Anne Deguelle

Commissaire associée : Marie Delanoë

Née en 1943 à Paris, vit et travaille entre Paris et l’Aveyron.
 

Alexandre Le Grand rebâtit à Fécamp un Palais Bénédictine, tout à la fois usine et musée, pour y distiller sa liqueur « La Béné » et y faire travailler ses petites orphelines au conditionnement des bouteilles. Anne Deguelle y fait une résidence en 2002, au cours de laquelle elle remet en évidence le lien subtil entre ce lieu chargé d’histoire et La Mariée mise à nu par ses célibataires, même (autrement appelée Le Grand Verre), œuvre emblématique de Marcel Duchamp. Anne Deguelle a l’intuition que ce palais Bénédictine, à l’architecture fantaisiste, ne pouvait être étranger à Marcel Duchamp. Elle ici procède à une relecture de la composition du Grand Verre organisé en deux registres superposés, semblables à ceux de la répartition du Palais : en haut les Mariées, en bas la Machine célibataire dont Marcel Duchamp a laissé dans la Boîte verte un croquis constituant le pivot de cette démonstration…Les recherches d’Anne Deguelle, documents compilés et ordonnancés, donnent tout son sens à son installation composée de centaines de bouteilles de Béné, petites Mariées de Fécamp dans leur papier de soie blanc, pétrifiées, intemporelles.

 

 

L’œuvre d’Anne Deguelle est parcourue de références aux figures emblématiques du XXe siècle – Raymond Roussel, Sigmund Freud, Duchamp, Beuys, Manzoni, Shakespeare, Zadkine, etc. Partant de points de détails oubliés ou négligés, elle en extrait de nouveaux signes pour élaborer une fiction qui pourrait être une réalité, en dépit de la littérature existante. Formée à l’École nationale supérieure des Arts Appliqués de Paris, son travail est exposé en France et en Europe – Centre Pompidou (2014), Le Fresnoy (2015), 6e Thessaloniki Biennale (2017).

 

Exposition réalisée en partenariat avec le Musée Calbet, Grisolles.
L'oeuvre Les Mariées de Fécamp fait partie de la collection des Abattoirs, Musée – FRAC Occitanie Toulouse.

Installation
Musée Calbet (Grisolles 82)
Anne Deguelle
21.09.2018

Latifa Echakhch

21.09.18 - 21.10.18
Installation – production — La Chapelle Saint-Jacques (Saint-Gaudens)

©  Latifa Echakhch

Commissaires : Marc Bembekoff, Garance Chabert et Valérie Mazouin-Charrier

Née en 1972 à El Khnansa (Maroc), vit et travaille à Paris.

 

Latifa Echakhch développe depuis une quinzaine d’années une pratique installative, picturale et sculpturale faisant écho de manière allégorique à une perception du monde teintée de mélancolie. Ses œuvres se donnent à voir dans une temporalité de « l’après-coup », où les éléments exposés témoignent des gestes vigoureux de l’artiste à leur encontre. Choisissant des matériaux et des objets fortement investis d’une charge intime ou historique (effets personnels, matériel révolutionnaire, objets domestiques, accessoires de spectacles...), elle les prive de leur usage par des actes plus ou moins violents de destruction, de recouvrement, d’effacement. Des tapis évidés exhibent leur contours squelettiques (Frames, 2000-2010), des feuilles de papier carbone dégoulinent d’encre après avoir été aspergées d’alcool (A chaque stencil une révolution, 2007), des mâts privés de leurs drapeaux s’entremêlent dans une haie sauvage et muette (Fantasia, 2011). L’œuvre qu’elle propose à la Chapelle Saint-Jacques est spécialement pensée et produite en rapport à l’architecture particulière et le passé spirituel du centre d’art.

 

 

Le travail de Latifa Echakhch a été présenté dans de grandes institutions d’art contemporain européennes (MAC Lyon, Centre Pompidou, Tate Modern, Kunsthaus Zurich, etc.) et internationales (PS1, Hammer Museum, SwissInstitute NY), ainsi que lors de nombreuses biennales (Venise en 2011 et Istanbul en 2017). Elle a reçu le Prix Marcel Duchamp en 2013 et le Zurich Art Prize en 2015.

 

Exposition présentée en partenariat avec La Chapelle Saint-Jacques centre d’art  

Installation – production
La Chapelle Saint-Jacques (Saint-Gaudens)
Latifa Echakhch
21.09.2018

Tarek Atoui

WITHIN
21.09.18 - 21.10.18
Exposition, ateliers, performances — Quai des arts (Cugnaux)

Tarek Atoui, WITHIN, performance 2, Bergen Assembly 2016 ©Thor Brødreskif

Né en 1980 au Liban, vit et travaille à Paris.

 

Les installations de l’artiste et compositeur libanais Tarek Atoui invitent à une expérience du son au sens large du terme. Son œuvre se tisse depuis une dizaine d'années à travers des projets développant différents types de technologies et de cultures sonores. La conception de logiciels et d'instruments de musique, impliquant souvent le corps et le mouvement, sont au cœur de sa pratique. La production du son autant que sa réception se font à travers les canaux auditifs certes, mais aussi visuels ou physiques. Initié en 2012, son projet WITHIN évolue continûment depuis sa création au gré des rencontres de l’artiste avec des musiciens professionnels et amateurs, sourds et entendants. Tarek Atoui y explore la façon dont la surdité modifie l’appréhension du son, la perception de l'espace dans lequel il se diffuse et les instruments qui le génèrent. Composé de l’exposition d’instruments-œuvres que les visiteurs sont invités à manipuler, d’ateliers et de concerts, le projet de Tarek Atoui se développera tout au long de la manifestation dans ses diverses acceptions.

 

 

En 2008, Tarek Atoui est directeur artistique au STEIM, centre de recherche et de développement de musique électronique à Amsterdam. Il se produit entre autres au New Museum à New York en 2009 et 2011, aux Biennales de Sharjah en 2009 et 2012, à la documenta 13 à Kassel en 2012 et à la 8e Biennale de Berlin en 2014. Il est artiste en résidence à la Sharjah Art Foundation en 2013.

 

Exposition réalisée en partenariat avec le Quai des arts, Cugnaux.

Exposition, ateliers, performances
Quai des arts (Cugnaux)
Tarek Atoui
21.09.2018