Le Festival L'Adresse etcetera : un rituel civique

LE PRINTEMPS
DE SEPTEMBRE

À TOULOUSE

LE FESTIVAL
Avant

Marion Baruch

23.09.16 - 23.10.16
Exposition — L'Adresse du Printemps de septembre

Photos diane arques / ADAGP, Paris, 2016

Née à Timisoara en 1929, vit et travaille à Gallarate en Italie

 

Qu’elles se nomment Peintures, Sculptures ou Portraits, les oeuvres de Marion Baruch sont toujours semblablement constituées de lambeaux de tissus épinglés au mur. Au premier abord, elles pourraient faire penser à des toiles libres découpées ou lacérées. Leur tombé, ce qui s’apparenterait parfois à un drapé, les formes qu’elles présentent, ne tiennent qu’à l’effet conjugué du hasard et de la pesanteur sur la souplesse du tissu : rien là de prévu, de préparé. En fait, ces pièces n’ont fait l’objet d’aucun travail de transformation. Elles sont issues d’un choix parmi des chutes provenant d’ateliers de confection. Ces chutes sont ce qui reste de lés d’étoffe dans lesquels on a découpé les éléments de vêtements. Ceux-ci y subsistent d’ailleurs en négatif tandis que le tissu restant offre une structure dessinée qui affiche une géométrie molle à mi-chemin entre déconstruction du tableau, esquisse de bas-relief et sculpture processuelle. Mais ce que ce travail remémore de l’anti-form ne l’empêche pas de frayer du côté de l’image ni de jouer des qualités sensibles des étoffes employées. Ainsi ces chutes sans destin sont-elles relevées par la sélection et l’application au mur qui les donne à regarder comme oeuvres visuelles.