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À TOULOUSE

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© Katharina Hohmann, supermarket, 24 x 32 cm, 2020

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© Katharina Hohmann, Bottega Veneta, 36 x 48 cm, 2020

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© Katharina Hohmann, Gucci, 36 x 48 cm, 2020

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© Katharina Hohmann, Yves Saint-Laurent, 24 x 32 cm, 2020

KATHARINA HOHMANN

EMPTY
12 novembre — 9 décembre
exposition en ligne

Artiste basée entre Berlin et Genève, Katharina Hohmann développe essentiellement des installations dans l’espace public ou des lieux spécifiques, qu’elle transforme par de subtiles interventions. Cette pratique de sculpture in situ n'étant guère compatible avec le confinement, elle s’est consacrée, de mi-mars à fin-mai 2020, à Empty, une série d’aquarelles qu’elle produisait en continu, jour après jour : allées de supermarché désertées, rayons vidés, géométrie minimaliste de vitrines dénudées… De cette série se dégage le sentiment de désœuvrement, de vacuité ou de quiétude, qu’une partie de l’humanité continue d'expérimenter aujourd'hui.

 

L'exposition de Katharina Hohmann sera visible sur notre site internet. Pour les plus curieux.ses, vous pourrez aussi venir la découvrir depuis la vitrine.

QUELQUES MOTS DE L'ARTISTE

Entre la mi-mars et la fin mai 2020, je suis restée - ou j'ai été retenu - à Genève, ville dans laquelle je vis une partie du temps. Je voyage habituellement beaucoup, c'était donc pour moi la plus longue période sans déplacement depuis 2007, année où j'ai commencé à enseigner à Genève. Les gens vivaient dans des conditions extraordinaires et parlaient de "confinement", de "quarantaine" ou d'"enfermement", des termes nouveaux que nous n'aurions, auparavant, jamais appliqués à nos vies. Des mots évoquant catastrophe, guerre et emprisonnement. La vie publique, économique et sociale a été réduite à l'essentiel pendant cette période. Mais qu'est-ce qui est essentiel ?

En Suisse, tous les magasins et établissements ont été fermés. Les seuls qui sont restés ouverts étaient les supermarchés et les pharmacies. Pas de centres commerciaux, pas de magasins de bricolage ou de garages, pas de boutiques ou de librairies. Les fleurs n'étaient plus disponibles à la vente, et même les petits kiosques et les épiceries ont fermé. Dans les jours qui ont suivi le 16 mars, le jour où le "confinement" a commencé, les supermarchés, même en Suisse, ont failli manquer d'eau en bouteille, même si l'on peut facilement boire l'eau du robinet. Genève est en fait réputée pour avoir l'eau la plus pure du pays. Les stocks de papier toilette et de serviettes en papier ont été épuisés. Je me suis demandée pourquoi les achats de panique devenaient un phénomène mondial. En allemand, on appelle cela "Hamsterkäufe", ou "hamster purchases" en anglais, ce qui ne signifie pas acheter des hamsters, mais plutôt, se glisser dans la peau d’un hamster en achetant et en stockant comme ce dernier. Les hamsters semblent, en effet, avoir un instinct de crise et d'organisation pour faire des réserves à l’avance. Tous les médias ont couvert cette question et, à bien des égards, j'ai apprécié de réduire ma vie quotidienne à l'essentiel. Au moins cette question est devenue importante : qu'est-ce qui est essentiel ? Un ami a posté sur Instagram : "Pourquoi l'économie s'effondre-t-elle alors que les gens n'achètent que ce dont ils ont besoin ?"

Certaines images m'ont grandement étonnées, depuis les chantiers de construction de nouveaux hôpitaux en Chine et leur fermeture immédiate dès la fin des travaux, aux montagnes de fleurs jetées aux Pays-Bas parce que la soi-disant chaîne d'approvisionnement avait été interrompue en raison de la fermeture des frontières. D'un autre côté, quarante mille travailleurs saisonniers ont été autorisés à se rendre en Allemagne depuis l'Europe de l'Est afin de récolter des asperges et des fraises - en général, plus de cent mille travailleurs arrivent chaque printemps. Pendant cette période tout à fait inédite de "crise sanitaire", j'ai été surprise de voir que de gros navires comme le Diamond Princess, immobilisé pendant plusieurs semaines dans le port de Yokohama au Japon, puissent être le foyer d'une épidémie virale. En même temps, un grand navire, le Comfort, était utilisé comme hôpital flottant amarré sur le fleuve Hudson à Manhattan. Les salles de concert, les stations de métro et les aéroports, habituellement des lieux très fréquentés, étaient totalement déserts et présentaient une nouvelle image de l'espace public. Le Pape se tenant tout seul au centre de la place Saint-Pierre, vide à Rome, l'un des lieux publics les plus envahis au monde, pendant la célébration de Pâques sans la présence des fidèles.

 

Je me suis souvent promenée dans le centre-ville de Genève, dans les anciennes rues animées comme la rue du Rhône, où l'on trouve des magasins et des boutiques. J'ai apprécié les rues silencieuses et désertes. J'aimais regarder à travers les vitrines en verres vides des magasins, dans lesquelles les couleurs des nouvelles collections de printemps avaient presque totalement disparu. J'aimais regarder à travers les vitrines réfléchissant le vide des boutiques, où les meubles d'exposition apparaissaient comme une sorte de géométrie minimaliste, des décors aussi hypothétiques que présents : personne ne savait si la mode reviendrait un jour et personne ne savait combien de temps le confinement durerait. Les présentoirs vides se présentaient eux-même.

 

Cette série d'aquarelles intitulée Empty a été peinte entre mars et mai 2020. J'étais assez heureuse de ce genre de "flow", car il est impossible pour moi de forcer le processus de création. Lorsque que je peins, je peux  suivre de façon attentive des conférences et des exposés. J'ai redécouvert quelques sociologues et philosophes dont j’ai écouté les enregistrements et les discussions originales. Les aquarelles font aussi office de souvenirs de cette expérience, je me souviens même ce que j'écoutais pour chacune d’entre elles. C'était ma façon de traverser ce printemps 2020 très particulier.

ALICE DANS LES VILLES VIDES

Je me souviens des rayons des librairies à Prague en 1969. Peu de titres différents mais pour chaque titre un, deux ou trois rayons remplis du même ouvrage. Saturation par le même. Aujourd’hui, nous sommes accoutumés à l’inverse : saturation par le multiple varié, comme si une crainte de la monotonie nous hantait. Un étal monochrome nous apparaît aussitôt porteur d’un message singulier, peut-être menaçant. Une vitrine vide attire désormais plus le regard par son anomalie, par le vertige du manque. Confort du nombre et du divers, la société de consommation nous a vaccinés contre le peu. Un espace urbain sans passants ni signaux ni enseignes ni publicités et dont les vitrines seraient désertes nous semblerait catastrophique, en quelque sorte métaphysique.

Les confinements de ce printemps ont fait de nos villes et de nos magasins des espaces vidés, vacants, désaffectés. Que reste-t-il d’une boutique de luxe quand tous ses produits désirables en ont été retirés ? Le fantôme du luxe, la persistance de son idée sans ses choses, le sourire du chat sans le chat comme disait Lewis Carroll. Que reste-t-il d’un supermarché quand toutes ses gondoles ne présentent plus que leur structure abandonnée ? Le sentiment d’un désastre ridicule, d’un défaut affligeant, d’une matérialisation de la pénurie, d’un rétrécissement du monde.

Tout s’est passé comme si ce qui nous était familier avait été soudain siphonné, comme si le théâtre commun de nos existences s’était résorbé dans ses décors sans autres personnages que quelques silhouettes désoccupées. Ce sentiment de vacuité métaphysique qui s’est emparé de nous par surprise aurait pu fournir sa figure à l’angoisse. Nous nous en sommes accommodés.

Katharina Hohmann a saisi l’ambiguïté et la beauté singulière de cet effacement sensible qui a libéré notre environnement ordinaire en faisant apparaître les tréteaux du spectacle sans les acteurs de celui-ci, autrement dit sans les marchandises et sans nous.

 

Christian Bernard, 1er novembre 2020.

 

BIOGRAPHIE DE L'ARTISTE

Katharina Hohmann est née en 1964 à Sorengo (Suisse) et a grandi en Italie. Son travail a fait l'objet d'expositions individuelles et collectives dans des musées, des galeries et des institutions d'art, tant au niveau national qu'international. Les œuvres permanentes et éphémères présentées dans l'espace public constituent une part importante de sa pratique artistique. Elle travaille également en tant qu'artiste-conservatrice dans différentes configurations et projets thématiques. Ses publications paraissent dans différentes langues chez plusieurs éditeurs. Elle a bénéficié de plusieurs bourses et résidences. Depuis 2007, Katharina Hohmann est chef du département de sculpture, option construction, à la Haute école d'art et de design, HEAD-Genève (Université d'art et de design de Genève, Suisse). Elle a été membre fondateur de deux programmes internationaux de MFA : Art public et nouvelles stratégies artistiques (Bauhaus-Universität Weimar, 2001) et Work.Master (HEAD-Genève, 2008). Katharina Hohmann est diplômée de l'Université des Arts de Berlin (MFA). Elle a enseigné l'art dans plusieurs écoles d'art allemandes et européennes.

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© Katharina Hohmann, Empty, Le Printemps de septembre, 2020 

Photographe : Guillaume Lapèze

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© Katharina Hohmann, Empty, Le Printemps de septembre, 2020

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© Katharina Hohmann, Empty, Le Printemps de septembre, 2020

Photographe : Guillaume Lapèze

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© Katharina Hohmann, Empty, Le Printemps de septembre, 2020

Photographe : Guillaume Lapèze

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© Katharina Hohmann, Empty, Le Printemps de septembre, 2020

Photographe : Guillaume Lapèze

KATHARINA HOHMANN

EMPTY
12 novembre — 9 décembre
exposition en ligne
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© Katharina Hohmann, supermarket, 24 x 32 cm, 2020

Artiste basée entre Berlin et Genève, Katharina Hohmann développe essentiellement des installations dans l’espace public ou des lieux spécifiques, qu’elle transforme par de subtiles interventions. Cette pratique de sculpture in situ n'étant guère compatible avec le confinement, elle s’est consacrée, de mi-mars à fin-mai 2020, à Empty, une série d’aquarelles qu’elle produisait en continu, jour après jour : allées de supermarché désertées, rayons vidés, géométrie minimaliste de vitrines dénudées… De cette série se dégage le sentiment de désœuvrement, de vacuité ou de quiétude, qu’une partie de l’humanité continue d'expérimenter aujourd'hui.

 

L'exposition de Katharina Hohmann sera visible sur notre site internet. Pour les plus curieux.ses, vous pourrez aussi venir la découvrir depuis la vitrine.

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© Katharina Hohmann, Bottega Veneta, 36 x 48 cm, 2020

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© Katharina Hohmann, Gucci, 36 x 48 cm, 2020

QUELQUES MOTS DE L'ARTISTE

Entre la mi-mars et la fin mai 2020, je suis restée - ou j'ai été retenu - à Genève, ville dans laquelle je vis une partie du temps. Je voyage habituellement beaucoup, c'était donc pour moi la plus longue période sans déplacement depuis 2007, année où j'ai commencé à enseigner à Genève. Les gens vivaient dans des conditions extraordinaires et parlaient de "confinement", de "quarantaine" ou d'"enfermement", des termes nouveaux que nous n'aurions, auparavant, jamais appliqués à nos vies. Des mots évoquant catastrophe, guerre et emprisonnement. La vie publique, économique et sociale a été réduite à l'essentiel pendant cette période. Mais qu'est-ce qui est essentiel ?

En Suisse, tous les magasins et établissements ont été fermés. Les seuls qui sont restés ouverts étaient les supermarchés et les pharmacies. Pas de centres commerciaux, pas de magasins de bricolage ou de garages, pas de boutiques ou de librairies. Les fleurs n'étaient plus disponibles à la vente, et même les petits kiosques et les épiceries ont fermé. Dans les jours qui ont suivi le 16 mars, le jour où le "confinement" a commencé, les supermarchés, même en Suisse, ont failli manquer d'eau en bouteille, même si l'on peut facilement boire l'eau du robinet. Genève est en fait réputée pour avoir l'eau la plus pure du pays. Les stocks de papier toilette et de serviettes en papier ont été épuisés. Je me suis demandée pourquoi les achats de panique devenaient un phénomène mondial. En allemand, on appelle cela "Hamsterkäufe", ou "hamster purchases" en anglais, ce qui ne signifie pas acheter des hamsters, mais plutôt, se glisser dans la peau d’un hamster en achetant et en stockant comme ce dernier. Les hamsters semblent, en effet, avoir un instinct de crise et d'organisation pour faire des réserves à l’avance. Tous les médias ont couvert cette question et, à bien des égards, j'ai apprécié de réduire ma vie quotidienne à l'essentiel. Au moins cette question est devenue importante : qu'est-ce qui est essentiel ? Un ami a posté sur Instagram : "Pourquoi l'économie s'effondre-t-elle alors que les gens n'achètent que ce dont ils ont besoin ?"

Certaines images m'ont grandement étonnées, depuis les chantiers de construction de nouveaux hôpitaux en Chine et leur fermeture immédiate dès la fin des travaux, aux montagnes de fleurs jetées aux Pays-Bas parce que la soi-disant chaîne d'approvisionnement avait été interrompue en raison de la fermeture des frontières. D'un autre côté, quarante mille travailleurs saisonniers ont été autorisés à se rendre en Allemagne depuis l'Europe de l'Est afin de récolter des asperges et des fraises - en général, plus de cent mille travailleurs arrivent chaque printemps. Pendant cette période tout à fait inédite de "crise sanitaire", j'ai été surprise de voir que de gros navires comme le Diamond Princess, immobilisé pendant plusieurs semaines dans le port de Yokohama au Japon, puissent être le foyer d'une épidémie virale. En même temps, un grand navire, le Comfort, était utilisé comme hôpital flottant amarré sur le fleuve Hudson à Manhattan. Les salles de concert, les stations de métro et les aéroports, habituellement des lieux très fréquentés, étaient totalement déserts et présentaient une nouvelle image de l'espace public. Le Pape se tenant tout seul au centre de la place Saint-Pierre, vide à Rome, l'un des lieux publics les plus envahis au monde, pendant la célébration de Pâques sans la présence des fidèles.

 

Je me suis souvent promenée dans le centre-ville de Genève, dans les anciennes rues animées comme la rue du Rhône, où l'on trouve des magasins et des boutiques. J'ai apprécié les rues silencieuses et désertes. J'aimais regarder à travers les vitrines en verres vides des magasins, dans lesquelles les couleurs des nouvelles collections de printemps avaient presque totalement disparu. J'aimais regarder à travers les vitrines réfléchissant le vide des boutiques, où les meubles d'exposition apparaissaient comme une sorte de géométrie minimaliste, des décors aussi hypothétiques que présents : personne ne savait si la mode reviendrait un jour et personne ne savait combien de temps le confinement durerait. Les présentoirs vides se présentaient eux-même.

 

Cette série d'aquarelles intitulée Empty a été peinte entre mars et mai 2020. J'étais assez heureuse de ce genre de "flow", car il est impossible pour moi de forcer le processus de création. Lorsque que je peins, je peux  suivre de façon attentive des conférences et des exposés. J'ai redécouvert quelques sociologues et philosophes dont j’ai écouté les enregistrements et les discussions originales. Les aquarelles font aussi office de souvenirs de cette expérience, je me souviens même ce que j'écoutais pour chacune d’entre elles. C'était ma façon de traverser ce printemps 2020 très particulier.

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© Katharina Hohmann, Yves Saint-Laurent, 24 x 32 cm, 2020

ALICE DANS LES VILLES VIDES

Je me souviens des rayons des librairies à Prague en 1969. Peu de titres différents mais pour chaque titre un, deux ou trois rayons remplis du même ouvrage. Saturation par le même. Aujourd’hui, nous sommes accoutumés à l’inverse : saturation par le multiple varié, comme si une crainte de la monotonie nous hantait. Un étal monochrome nous apparaît aussitôt porteur d’un message singulier, peut-être menaçant. Une vitrine vide attire désormais plus le regard par son anomalie, par le vertige du manque. Confort du nombre et du divers, la société de consommation nous a vaccinés contre le peu. Un espace urbain sans passants ni signaux ni enseignes ni publicités et dont les vitrines seraient désertes nous semblerait catastrophique, en quelque sorte métaphysique.

Les confinements de ce printemps ont fait de nos villes et de nos magasins des espaces vidés, vacants, désaffectés. Que reste-t-il d’une boutique de luxe quand tous ses produits désirables en ont été retirés ? Le fantôme du luxe, la persistance de son idée sans ses choses, le sourire du chat sans le chat comme disait Lewis Carroll. Que reste-t-il d’un supermarché quand toutes ses gondoles ne présentent plus que leur structure abandonnée ? Le sentiment d’un désastre ridicule, d’un défaut affligeant, d’une matérialisation de la pénurie, d’un rétrécissement du monde.

Tout s’est passé comme si ce qui nous était familier avait été soudain siphonné, comme si le théâtre commun de nos existences s’était résorbé dans ses décors sans autres personnages que quelques silhouettes désoccupées. Ce sentiment de vacuité métaphysique qui s’est emparé de nous par surprise aurait pu fournir sa figure à l’angoisse. Nous nous en sommes accommodés.

Katharina Hohmann a saisi l’ambiguïté et la beauté singulière de cet effacement sensible qui a libéré notre environnement ordinaire en faisant apparaître les tréteaux du spectacle sans les acteurs de celui-ci, autrement dit sans les marchandises et sans nous.

 

Christian Bernard, 1er novembre 2020.

 

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© Katharina Hohmann, Empty, Le Printemps de septembre, 2020 

Photographe : Guillaume Lapèze

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© Katharina Hohmann, Empty, Le Printemps de septembre, 2020

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© Katharina Hohmann, Empty, Le Printemps de septembre, 2020

Photographe : Guillaume Lapèze

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© Katharina Hohmann, Empty, Le Printemps de septembre, 2020

Photographe : Guillaume Lapèze

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© Katharina Hohmann, Empty, Le Printemps de septembre, 2020

Photographe : Guillaume Lapèze

BIOGRAPHIE DE L'ARTISTE

Katharina Hohmann est née en 1964 à Sorengo (Suisse) et a grandi en Italie. Son travail a fait l'objet d'expositions individuelles et collectives dans des musées, des galeries et des institutions d'art, tant au niveau national qu'international. Les œuvres permanentes et éphémères présentées dans l'espace public constituent une part importante de sa pratique artistique. Elle travaille également en tant qu'artiste-conservatrice dans différentes configurations et projets thématiques. Ses publications paraissent dans différentes langues chez plusieurs éditeurs. Elle a bénéficié de plusieurs bourses et résidences. Depuis 2007, Katharina Hohmann est chef du département de sculpture, option construction, à la Haute école d'art et de design, HEAD-Genève (Université d'art et de design de Genève, Suisse). Elle a été membre fondateur de deux programmes internationaux de MFA : Art public et nouvelles stratégies artistiques (Bauhaus-Universität Weimar, 2001) et Work.Master (HEAD-Genève, 2008). Katharina Hohmann est diplômée de l'Université des Arts de Berlin (MFA). Elle a enseigné l'art dans plusieurs écoles d'art allemandes et européennes.