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À TOULOUSE

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© Diane Blondeau - Dispositif au Quartz de Brest 

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À écouter au casque pour accéder à l’écoute en binaural.

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À écouter au casque pour accéder à l’écoute en binaural.

Valérie Castan et Diane Blondeau

Talking dance
20 janvier — 6 février
Installation

À la suite des dernières annonces gouvernementales, Le Festival ICI&LÀ 2021 de La Place de la Danse - CDCN qui devait débuter le 20 janvier a été annulé. Nous n’aurons donc pas le plaisir de présenter l’installation Talking Dance de Valérie Castan et Diane Blondeau à L’Adresse.
Avec leur complicité, nous vous proposons néanmoins de découvrir leur travail à travers quelques fragments : deux pièces chorégraphiques sonores, un dessin, un entretien.
 

Talking Dance : une série de sept courtes pièces chorégraphiques sonores composées d'une voix lectrice, de musiques électroniques et de field recordings. L'action se déroule hors d'un espace théâtral. Lieux, lumières, personnages… sont décrits de façon factuelle. Des personnes convergent, se rassemblent, certaines s'égarent.
Marche, course, chute, saut, tour, immobilité, sensations, décisions et laisser agir, états de conscience modifiés… sont autant d'actes chorégraphiques, de gestes, de mouvements, à écouter, à imaginer, à ressentir.
Chaque paysage sonore va ainsi ouvrir sur une pluralité d'interprétations et de représentations mentales et chacun.e sera amené.e à activer l'invisible, à construire des images depuis sa perception d'écoute.

 

Série de pièces chorégraphiques sonores - Création 2019

Pour une poétique sonore du kinesthésique.

Conception et écriture chorégraphique : Valérie Castan 
Création sonore : Diane Blondeau

Scénographie : Pauline Brun 
Lumière : Sylvie Garot

Lecture : Version voix alto - La Fovéa 
Version voix ténor - Rama    
Chant - Ghyslaine Gau

Remerciements pour leur voix : Félix Bouttier, Miss Candle, Rostan Chentouf, Ghyslaine Gau, Anne Kerzerho, Louise Nurry, Pol Pi, Victor Teverini et Xuân- Lan

 

Coproduction : CCN Caen, La Place de la Danse - CDCN Toulouse/ Occitanie, ICI—CCN Montpellier – Occitanie, Le Quartz de Brest

Partenariat : Villa Arson – Nice, Audiotechnica

Production déléguée : La Place de la Danse - CDCN Toulouse / Occitanie

Extrait d’interview des artistes avec Smaranda Olcèse pour ICI - CCN de Montpellier / Occitanie
Décembre 2018

Smaranda Olcèse : Fiction radiophonique, création sonore, quel terme conviendrait le mieux à Talking Dance ?

Diane Blondeau : Installation sonore pour une expérience kinesthésique. Ou fiction chorégraphique ? Pour être encore plus précise, on envisage ce travail en tant que pièce chorégraphique sonore. La fiction est effectivement présente dans Talking Dance, mais en tant qu'outil qui nous amène à une qualité d'écoute nous permettant de visualiser parfaitement les mouvements, qui nous introduit dans le corps des personnages. Il y a des charnières qui s'opèrent entre les images sonores et les images chorégraphiques et la narration qui re-contextualise. En ce qui concerne le type de composition pour Talking Dance – est-ce essentiellement un paysage sonore presque cinématographique; ou bien – est-ce une composition musicale... Chaque épisode soulevait des questions précises.

Valérie Castan : De la plage, au sommet d’une dune, sur un sentier du littoral, dans une clairière, une sablière, une pinède... Il s’agit de vraisemblance de paysage, pas d’une reconstitution. Et surtout les paysages restent liés au contexte des situations chorégraphiques.

Smaranda Olcèse : Espaces ? Sensations ? Comment avez-vous pensé la place de la danse dans ce projet ?

Valérie Castan : Pour Talking Dance, j'ai pensé la place de la danse tout d'abord en termes de situations chorégraphiques et de sensations en cherchant l'évidence : la plage, par exemple, en tant que contexte pour l’immobilité, une dune pour la chute. Dans l'épisode du mur, dans un esprit joyeux et militant de dépense improductive, les caissons de murs d'enceintes font vibrer les tripes. Cette expérience intérieure du son nous faire ressentir qu'on est constitué par des liquides que le son fait vibrer, c’est une expérience de corps. J'avais également l’intention par la description du mouvement, de la danse, par une oralisation du texte altérée par les sensations des personnages de ramener les auditrices et auditeurs de Talking Dance à leur corps.

Diane Blondeau : Il y a un rapport d'empathie qui s’opère.

Valérie Castan : L’empathie kinesthésique est d'ailleurs essentielle dans la manière dont j’entrevois l’audio-description de pièces chorégraphiques. Je cherche à ce que le public concerné ressente le mouvement. Pour Talking Dance, dans le sens d'une poétique du kinesthésique, j’ai ajouté des descriptions d’états de conscience modifiée. Ces états peuvent être atteints lors de certaines pratiques de danse ou somatiques où on se laisse agir depuis et par l’écoute de nos sensations, depuis des perceptions plus que depuis la production de la forme. Il était essentiel pour moi d'inviter les auditeurs et auditrices sur les territoires du sensoriel, en nommant les fluides, les organes, les muscles, les os. Il s’agit de faire entendre ces mots, de les faire écouter pour qu'ils résonnent pour chacun.e de façon singulière et interne, pour une projection mentale par leur ressenti, et la composition de Diane oeuvre également en ce sens.

Diane Blondeau : Nous nous sommes également posées la question de savoir où, les auditeurs et auditrice, se situent dans le paysage. Cela passe certes par les indications données par le texte qui situent les personnages, mais aussi par le traitement sonore et notamment la technique binaurale qui restitue le caractère tridimensionnel du son.

BIOGRAPHIES DES ARTISTES

Valérie Castan, artiste chorégraphique, formée au CNDC d’Angers en 1986. Son parcours d’interprète s’est constitué d’expériences scéniques et de collaborations artistiques hétéroclites: de Philippe Decouflé aux Ballets Redha, de l’Esquisse à Loic Touzé, Olivia Grandville, d’Eszter Salamon à Daniel Larrieu, en passant par Mié Coquempot, Mickaël Phelippeau, Antonia Baehr, Gaëtan Bulourde - et plus récemment Pauline Brun, plasticienne chorégraphe et Gérald Kurdian, artiste pluridisciplinaire.

 


Formée au piano classique et jazz au Conservatoire National de Nice, Diane Blondeau poursuit des études d’histoire de l’art et archéologie à Nanterre X. En 2012, elle obtient son DNSEP à la Villa Arson, école nationale supérieure d’art à Nice. Depuis quatre ans, elle est basée à Dijon où elle a obtenu un atelier de la ville à la Halle 38 et une aide à l’installation de la DRAC Bourgogne Franche-Comté.

Valérie Castan et Diane Blondeau

Talking dance
20 janvier — 6 février
Installation
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© Diane Blondeau - Dispositif au Quartz de Brest 

À la suite des dernières annonces gouvernementales, Le Festival ICI&LÀ 2021 de La Place de la Danse - CDCN qui devait débuter le 20 janvier a été annulé. Nous n’aurons donc pas le plaisir de présenter l’installation Talking Dance de Valérie Castan et Diane Blondeau à L’Adresse.
Avec leur complicité, nous vous proposons néanmoins de découvrir leur travail à travers quelques fragments : deux pièces chorégraphiques sonores, un dessin, un entretien.
 

Talking Dance : une série de sept courtes pièces chorégraphiques sonores composées d'une voix lectrice, de musiques électroniques et de field recordings. L'action se déroule hors d'un espace théâtral. Lieux, lumières, personnages… sont décrits de façon factuelle. Des personnes convergent, se rassemblent, certaines s'égarent.
Marche, course, chute, saut, tour, immobilité, sensations, décisions et laisser agir, états de conscience modifiés… sont autant d'actes chorégraphiques, de gestes, de mouvements, à écouter, à imaginer, à ressentir.
Chaque paysage sonore va ainsi ouvrir sur une pluralité d'interprétations et de représentations mentales et chacun.e sera amené.e à activer l'invisible, à construire des images depuis sa perception d'écoute.

 

Série de pièces chorégraphiques sonores - Création 2019

Pour une poétique sonore du kinesthésique.

Conception et écriture chorégraphique : Valérie Castan 
Création sonore : Diane Blondeau

Scénographie : Pauline Brun 
Lumière : Sylvie Garot

Lecture : Version voix alto - La Fovéa 
Version voix ténor - Rama    
Chant - Ghyslaine Gau

Remerciements pour leur voix : Félix Bouttier, Miss Candle, Rostan Chentouf, Ghyslaine Gau, Anne Kerzerho, Louise Nurry, Pol Pi, Victor Teverini et Xuân- Lan

 

Coproduction : CCN Caen, La Place de la Danse - CDCN Toulouse/ Occitanie, ICI—CCN Montpellier – Occitanie, Le Quartz de Brest

Partenariat : Villa Arson – Nice, Audiotechnica

Production déléguée : La Place de la Danse - CDCN Toulouse / Occitanie

Extrait d’interview des artistes avec Smaranda Olcèse pour ICI - CCN de Montpellier / Occitanie
Décembre 2018

Smaranda Olcèse : Fiction radiophonique, création sonore, quel terme conviendrait le mieux à Talking Dance ?

Diane Blondeau : Installation sonore pour une expérience kinesthésique. Ou fiction chorégraphique ? Pour être encore plus précise, on envisage ce travail en tant que pièce chorégraphique sonore. La fiction est effectivement présente dans Talking Dance, mais en tant qu'outil qui nous amène à une qualité d'écoute nous permettant de visualiser parfaitement les mouvements, qui nous introduit dans le corps des personnages. Il y a des charnières qui s'opèrent entre les images sonores et les images chorégraphiques et la narration qui re-contextualise. En ce qui concerne le type de composition pour Talking Dance – est-ce essentiellement un paysage sonore presque cinématographique; ou bien – est-ce une composition musicale... Chaque épisode soulevait des questions précises.

Valérie Castan : De la plage, au sommet d’une dune, sur un sentier du littoral, dans une clairière, une sablière, une pinède... Il s’agit de vraisemblance de paysage, pas d’une reconstitution. Et surtout les paysages restent liés au contexte des situations chorégraphiques.

Smaranda Olcèse : Espaces ? Sensations ? Comment avez-vous pensé la place de la danse dans ce projet ?

Valérie Castan : Pour Talking Dance, j'ai pensé la place de la danse tout d'abord en termes de situations chorégraphiques et de sensations en cherchant l'évidence : la plage, par exemple, en tant que contexte pour l’immobilité, une dune pour la chute. Dans l'épisode du mur, dans un esprit joyeux et militant de dépense improductive, les caissons de murs d'enceintes font vibrer les tripes. Cette expérience intérieure du son nous faire ressentir qu'on est constitué par des liquides que le son fait vibrer, c’est une expérience de corps. J'avais également l’intention par la description du mouvement, de la danse, par une oralisation du texte altérée par les sensations des personnages de ramener les auditrices et auditeurs de Talking Dance à leur corps.

Diane Blondeau : Il y a un rapport d'empathie qui s’opère.

Valérie Castan : L’empathie kinesthésique est d'ailleurs essentielle dans la manière dont j’entrevois l’audio-description de pièces chorégraphiques. Je cherche à ce que le public concerné ressente le mouvement. Pour Talking Dance, dans le sens d'une poétique du kinesthésique, j’ai ajouté des descriptions d’états de conscience modifiée. Ces états peuvent être atteints lors de certaines pratiques de danse ou somatiques où on se laisse agir depuis et par l’écoute de nos sensations, depuis des perceptions plus que depuis la production de la forme. Il était essentiel pour moi d'inviter les auditeurs et auditrices sur les territoires du sensoriel, en nommant les fluides, les organes, les muscles, les os. Il s’agit de faire entendre ces mots, de les faire écouter pour qu'ils résonnent pour chacun.e de façon singulière et interne, pour une projection mentale par leur ressenti, et la composition de Diane oeuvre également en ce sens.

Diane Blondeau : Nous nous sommes également posées la question de savoir où, les auditeurs et auditrice, se situent dans le paysage. Cela passe certes par les indications données par le texte qui situent les personnages, mais aussi par le traitement sonore et notamment la technique binaurale qui restitue le caractère tridimensionnel du son.

BIOGRAPHIES DES ARTISTES

Valérie Castan, artiste chorégraphique, formée au CNDC d’Angers en 1986. Son parcours d’interprète s’est constitué d’expériences scéniques et de collaborations artistiques hétéroclites: de Philippe Decouflé aux Ballets Redha, de l’Esquisse à Loic Touzé, Olivia Grandville, d’Eszter Salamon à Daniel Larrieu, en passant par Mié Coquempot, Mickaël Phelippeau, Antonia Baehr, Gaëtan Bulourde - et plus récemment Pauline Brun, plasticienne chorégraphe et Gérald Kurdian, artiste pluridisciplinaire.

 


Formée au piano classique et jazz au Conservatoire National de Nice, Diane Blondeau poursuit des études d’histoire de l’art et archéologie à Nanterre X. En 2012, elle obtient son DNSEP à la Villa Arson, école nationale supérieure d’art à Nice. Depuis quatre ans, elle est basée à Dijon où elle a obtenu un atelier de la ville à la Halle 38 et une aide à l’installation de la DRAC Bourgogne Franche-Comté.

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À écouter au casque pour accéder à l’écoute en binaural.

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À écouter au casque pour accéder à l’écoute en binaural.