Adrien Dax et l'activité surréaliste à Toulouse

17.09.21 - 17.10.21
Exposition — Ombres Blanches

Adrien Dax, De l'arbre au tigre par l'éclair, 1961

 

 

Infos pratiques :

Ouverture le vendredi 17 septembre de 10h à 22h

 

L'atelier : 3, rue Mirepoix 31000 Toulouse

Du mardi au samedi de 14h à 19h

 

La librairie : 50, rue Léon Gambetta, 31000 Toulouse

Du lundi au samedi de 10h à 19h

 

Nocturnes les 17 et 18 septembre jusqu’à 22h

Adrien Dax, La rencontre, 1969

Collection Herold

 

 

Infos pratiques :

Ouverture le vendredi 17 septembre de 10h à 22h

 

L'atelier : 3, rue Mirepoix 31000 Toulouse

Du mardi au samedi de 14h à 19h

 

La librairie : 50, rue Léon Gambetta, 31000 Toulouse

Du lundi au samedi de 10h à 19h

 

Nocturnes les 17 et 18 septembre jusqu’à 22h  

Le mouvement surréaliste s’est développé à l’échelle internationale et demeure actif en plusieurs pays – République Tchèque, États-Unis, Espagne, Belgique et Pays-Bas. En France, son activité s’est essentiellement concentrée à Paris mais quelques villes de province lui sont associées : principalement Nantes, Strasbourg, Marseille, Lyon et Toulouse.

 

Dès les années trente, un groupe d’inspiration surréaliste intitulé Le Trapèze volant y réunit des figures comme le futur « psychiatre désaliéniste » Lucien Bonnafé (1912-2003), le poète Gaston Massat (1909-1966), le photographe Jacques Matarasso (1916-2015), la future résistante Élise Lazes (1908-1989) ou le poète et militant communiste Jean Marcenac (1913-1984). Ils formaient aussi le « groupe du Tortoni », du nom du café italien où ils se retrouvaient place du Capitole – aujourd’hui remplacé par un McDonald's. Ils montèrent un ciné-club, organisèrent des expositions incluant notamment des oeuvres de patients psychiatriques, rencontrèrent André Breton et les surréalistes parisiens, s’engagèrent parmi les progressistes radicaux. Dans cette période de l’avant-guerre, ces amis toulousains étaient au diapason du groupe de Paris.

 

À la Libération, le relais fut pris par de nouveaux venus au premier rang desquels il faut situer Adrien Dax (1913-1979) qui connut le groupe du Tortoni et rejoignit en 1948 le groupe surréaliste reconstitué autour d’André Breton. Sa contribution majeure tient à la virtuosité de ses dessins automatiques et de ses décalcomanies où le résultat précède toujours l’intention, révélant des images latentes ou des espaces démultipliés. Dax sera aussi un fidèle et généreux partenaire du groupe surréaliste, signant tous ses tracts, participant à toutes ses expositions et à leur scénographie, contribuant à ses revues, à ses recherches et ses débats. D’autres figures notoires de cette période ont pour nom Raymond Borde (1920-2004) et Guy Cabanel. Le premier fondera en 1964 la Cinémathèque de Toulouse et réalisera plusieurs films d’inspiration surréaliste. On lui doit aussi un pamphlet fameux à mi-chemin entre surréalisme et situationnisme, L’Extricable (1963). Le second, né en 1926, toujours actif, est probablement le plus grand poète surréaliste de l’après-guerre. Saluée dès 1958 par André Breton pour À l’animal noir, son oeuvre réinvente à nouveaux frais langagiers le lyrisme surréaliste.

 

L’exposition évoque cette activité surréaliste à Toulouse à travers un vaste choix d’oeuvres et de documents. On y voit également des tableaux de Mireille Cangardel qui poursuit aujourd’hui l’exploration de l’onirisme en peinture.

Né en 1913 à Toulouse, Adrien Dax y est décédé en 1979. Son travail a notamment été présenté aux galeries Convergences (Paris, 2014), Loin-de-l’oeil (Gaillac, 2001), La Marée (Bruxelles,1980 et 1976) et Carole Brimaud (Paris, 1994). Il a également participé à l’exposition mondiale surréaliste Marvelous Freedom – Vigilance of Desire (Chicago, 1976), au Modern Museet (Stockholm, 1970) ou encore au Musée d’art moderne (Prague, 1968).