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Antoine Bernhart

17.09.21 - 17.10.21
Exposition — Trentotto

Antoine Bernhart, Sans titre, 2018, aquarelle, encres japonaises, gouache et crayons de couleur sur papier, 54 x 73 cm.

Antoine Bernhart, Sans titre, 2018

aquarelle, encres japonaises, gouache et crayons de couleur sur papier, 54 cm x 73 cm

Né en 1950 à Strasbourg (France), il y vit et y travaille.

 

Antoine Bernhart peint des scènes de sadisme extrême dans des décors de boîtes à musique : les personnages, comme des poupées, jouent les victimes et les bourreaux en se pliant dans toutes les positions qu’autorise la mécanique des corps. Autour de ce petit théâtre du sévice, la forêt obscure s’épaissit de présences menaçantes et des châteaux brûlent. Théâtre de la cruauté, visions joyeuses, grotesques, ou infernales, angoisses et extases du sexe et de la torture, les peintures d’Antoine Bernhart ne sont pas sans rappeler celle de ces romans dits « noirs » du dix-huitième siècle. Mais derrière l’effroi que provoque ces images, on perçoit un rire strident. Un rire qui rit du reste de l’humanité, de ses craintes, de ses superstitions et même de ses valeurs.

 

Membre du groupe néo-surréaliste Phases dès 1968, Antoine Bernhart s’en détachera plus tard et évoluera dans les sphères punks, en réalisant de nombreuses illustrations pour des groupes de psychobilly comme Cramps ou The Meteors. À partir des années 1990, il se fascine pour la culture érotique japonaise et son travail se radicalise dans un mélange trash et subversif de scènettes. Son travail a été montré au Musée Tomi Ungerer, Strasbourg (2016 et 2017), au Musée de l’érotisme, Paris (2009), à la galerie Bongoût, Berlin (2008, 2007, 2005, 2003, 2000), au MAMCO, Genève (2008 et 2015).

Exposition
Trentotto
Antoine Bernhart
17.09.2021