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À TOULOUSE

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Elisabeth Llach

26.09.08 - 19.10.08
Exposition — Fondation d'entreprise espace écureuil pour l'art contemporain

Elisabeth Llach, Serie : Ne t’inquiète pas, 2007

Small paintings on paper

© DR, Elisabeth Llach

Née en 1970 à Neuchâtel, Suisse.

Vit à Les Clées. 

 

Que vous inspire la formule « Là où je vais, je suis déjà » ?

Oui, certes. Est-ce une question pessimiste ou sage ? Mais ce que je sais, c'est que « là où je suis, je vais déjà ».

 

Un mot sur votre projet ou proposition artistique ?

Je travaille des séries en peinture et en dessin. Je peux ainsi travailler sur ce qui manque ou qui est incomplet dans l'image unique. Les titres génériques de mes séries traduisent ce désir de tendre, telle une collectionneuse, vers des ensembles qui s'éclairent, se précisent : Femmes couchées,  Au pays des merveilles, Fantasmes, Hystéries, Un Abus agréable... Pour le Printemps de Septembre, je présenterai une partie de ma collection Ne t'inquiète pas. C'est un ensemble de petites peintures sur papier.

 

Qu'est-ce que l'art vous permet d'accomplir ?

J'aime poser mon regard sur les diverses facettes de ce monde : joie, dérive, déviance, attachement, cruauté, effort, légèreté, futilité, etc. Je théâtralise, j'exagère les traits, je décolle les éléments du réel pour en extraire plus de vérité. L'ensemble des sentiments et leurs contradictions qui définissent notre monde contemporain m'intéresse. Ce qui est complexe, c'est de ne pas pouvoir contourner ni l'histoire de l'art en général, ni l'histoire de la peinture en particulier tout en voulant déposer quelque chose dans la continuité de cette histoire, quelque chose de notre temps, de notre monde contemporain. La peinture et le dessin m'offrent une manière de rechercher de la précision.

 


On sait depuis Lewis Carroll combien la perversité trouve une place Au pays des merveilles, titre d'une série de dessins d'Elisabeth Llach. Et, en effet, c'est essentiellement par le biais du dessin que cette artiste suisse, sortie en 1995 de l'Ecal, l'école d'art de Lausanne, élabore un univers de personnages, notamment féminins, « travaillés » jusque dans leurs formes apparentes par leurs fantasmes, leurs désirs, leurs déviances.


Elisabeth Llach est présentée au Centre d'art Le Lait/Castres et à la Fondation Espace Ecureuil.