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À TOULOUSE

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Marion Tampon-Lajarriette

26.09.08 - 19.10.08
Exposition — les Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse

Marion Tampon Lajariette, Manderley, 2007

© Marion Tampon Lajariette, courtesy: Galerie Skopia, Genève

Née en 1982 à Paris.

Vit entre Genève et Paris.

 

Quels sont les films présentés à la Fondation espace écureuil ?

Dans Manderley , le spectateur reparcourt virtuellement le dédale de couloirs, pièces et alentours du Château dans le film Rebecca d'Hitchock, recomposé à l'aide de quelques centaines de photogrammes du film assemblés tel un château de cartes virtuel et flottant. Dans La Passerelle, deux films se renvoient l'un à l'autre à travers les époques qui les séparent. Un pont est créé entre ces deux univers filmiques mettant leurs personnages féminins face à face. Dans la projection verticale Stream , un écoulement de pixels – au flux à la fois continu et chahuté – présente des mouvements parfois contradictoires qui font s'entrechoquer différents courants. Cette vidéo a été passée par toute une chaîne de compressions et autres formatages, depuis son enregistrement jusqu'à son téléchargement, en passant par les aléas des conduits du Net. L'objet final : cet amas de particules-pixels est le résultat de toute cette « vie numérique». 

 

Quels sont les films présentés à la galerie Marvejol / Sollertis ?

Avec Caméra 1, plan 8 , on chemine au-dessus de la surface en mouvement d'un océan de synthèse. Le déplacement reproduit sur cette étendue est celui du champ visuel de la caméra dans une scène d'un autre film d'Hitchcock, La Corde .
La Visionneuse est un objet interactif, à mi-chemin entre l'appareil de prise de vue et celui de lecture d'un film. Sans l'action du spectateur, c'est une simple vue photographique qui se présente à nous. En actionnant le joystick, le spectateur anime alors une vue filmée en dirigeant un travelling dans telle ou telle direction tout en ajustant le degré de netteté du paysage. Le spectateur anciennement passif du cinéma se retrouve dans la position de l'observateur, du joueur et du caméraman.

 

 

Toute jeune artiste issue de la Villa Arson de Nice en 2005, Marion Tampon Lajarriette prolonge cette façon qu'a eue l'art contemporain de s'insérer dans le cinéma pour en dégager, notamment, des états psychiques. Travaillant à partir de photogrammes ou de séquences filmiques empruntées à Hitchcock, Godard, Bertolucci ou Philippe Garrel, chez elle le remake se conjugue aux évolutions récentes des nouveaux médias et à une pratique interactive de l'image, interrogeant la place du spectateur.