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Mark Lewis

26.09.08 - 19.10.08
Exposition — les Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse

Mark Lewis, Musée les Abattoirs, 2008, ©DR, Le Printemps de septembre - à Toulouse

Mark Lewis, Musée les Abattoirs, 2008, ©DR, Le Printemps de septembre - à Toulouse

Mark Lewis, Musée les Abattoirs, 2008, ©DR, Le Printemps de septembre - à Toulouse

Né en 1957 à Hamilton, Canada.

Vit à Londres. 

 

Continuant son entreprise de cinéma en morceaux, le Canadien Mark Lewis présente une série de films anciens et nouveaux : The Fight (2008), Prater Hauptallee (2008), Spadina Reverse Dolly , Zoom, Nude (2006), 122 Leadenhall Street (2007) et Bricklayers Arms (2008).

 

 

Qu'est-ce que l'art vous permet d'accomplir ?

Je ne suis pas sûr que l'art permette d'accomplir quoi que ce soit d'extérieur à sa propre logique et à ses règles. Et cela signifie actuellement pour moi que j'essaie d'apporter quelque chose de ma relation quotidienne à la vie moderne dans des formes filmiques et photographiques, afin de mieux comprendre et mieux apprécier tout à la fois l'image et ma vie de tous les jours. Je suppose, d'une manière plus générale, que nous pourrions dire que selon Kant, le caractère désintéressé de l'art encourage à s'arrêter, à prendre du temps, et à ne pas réduire une rencontre avec l'art à des fins économiques. Mais les gens le font de toute manière, et ils le font à leur guise, et non pas à la demande de l'oeuvre d'art. Une oeuvre est appropriée à ce genre d'engagement ou d'expérience désintéressés, mais je ne crois pas que cela se produise. Peut-être un signe de qualité pour l'art serait que le spectateur désire s'y arrêter. Mais alors, quand vous y pensez, c'est vraiment le fait du spectateur, et non le travail de l'oeuvre.
 

 

L'artiste canadien Mark Lewis oeuvre depuis des années à un retraitement du cinéma : à la manière d'un anatomiste, il en dissèque dans ses propres films, souvent de format court, les éléments constitutifs, retravaille les figures emblématiques du travelling, du figurant ou du générique. Il propose ainsi au spectateur un exercice de décodage, une expérience étrange de déjà-vu, et recompose aussi sa propre idée, éclatée, d'un « cinéma permanent ».