EN

À TOULOUSE

Archives

Alain Josseau

28.09.12 - 21.10.12
Exposition — les Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse

Alain Josseau

Galerie des Peintures d’Histoire, installation (2012)

Courtoisie de l'artiste et de la Galerie Sollertis

Crédit photo : Nicolas Brasseur, Le Printemps de Septembre 2012

Alain Josseau

Time surface 4 : collateral murder, aquarelle (2011)

Courtoisie de l’artiste et Galerie Sollertis, Toulouse
Crédit photo : Nicolas Brasseur, Le Printemps de Septembre 2012

Alain Josseau

Guerre version 3, installation multimédia (2002-2012)

Courtoisie de l'artiste et de la Galerie Sollertis, Toulouse

Crédit photo : Nicolas Brasseur, Le Printemps de Septembre 2012

Alain Josseau

Peinture d'histoire n°1, huile sur toile (2012)

Courtoisie de l'artiste et de la Galerie Sollertis, Toulouse

Crédit photo : Nicolas Brasseur, Le Printemps de Septembre 2012

Alain Josseau

Peinture d'histoire n°2, huile sur toile (2012)

Courtoisie de l'artiste et de la Galerie Sollertis, Toulouse

Crédit photo : Nicolas Brasseur, Le Printemps de Septembre 2012

Alain Josseau
INV. AJ.001/100, Installation de 100 tableaux (2008)
Courtoisie de l'artiste et Galerie Sollertis, Toulouse
Crédits photo : Nicolas Brasseur, Le Printemps de Septembre 2012

Né en 1968 à Nantes. Vit et travaille à Toulouse. 

 

Guerre version 03, installation multimédia (2002-2012)
Time surface 4 : collateral murder, aquarelle (2011)
Entre les images… le noir (ou meurtre par défaut de définition), crayon de couleur sur papier (2012)
Peinture d’Histoire N° 1 et Peinture d’Histoire N° 2, huiles sur toile (2012)

 

Un manipulateur de documents historiques

 

Diplômé de l’école des Beaux-arts de Nantes en 1992, Alain Josseau intègre un 3ème cycle en Nouvelles technologies de la création à Toulouse. En 2001, l’artiste est lauréat pour la création d’une œuvre d’art dans le métro de Toulouse ; ses deux installations, Ici et et Now, sont visibles à la station Borderouge. En 2010, l’artiste expose à la Preview Art Fair de Berlin et à la Docks Art Fair de Lyon. L’année suivante, l’exposition « Time surface + 3mn scénario » lui est consacrée au BAR de Roubaix. Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques (FNAC, Cité des Sciences et de l’Industrie, Ville de Lyon) comme privées (Fondation Francès, Photologie à Milan). Alain Josseau est depuis 2002 chargé de cours en Arts Plastiques à l’Université de Toulouse-le-Mirail.
Passionné par les nouvelles technologies, Alain Josseau oriente très tôt son travail vers une réflexion sur les images médiatiques et, plus largement, sur le statut de l’image. Il convoque aussi bien la peinture, le dessin, la vidéo, ou l’installation pour évoquer de grands événements historiques : attentat du World Trade Center, assassinat de Kennedy, guerre d’Irak... Les images sources qu’il utilise proviennent des médias, du cinéma, des jeux vidéo, du web, ou encore de l’Histoire de l’art.
Son œuvre témoigne d’un intérêt tout particulier porté au sujet dans le prisme des médias, ainsi qu’au rapport confus entre le réel et la fiction qu’entretiennent ces derniers. Dans une série de peintures produites en 2002 Alain Josseau choisit ainsi de nous montrer des scènes familières de la vie du président Kennedy et de sa femme jusqu’alors vues en photo : Arrivée à Dallas et Funeral. Toujours en 2002, une autre série de grands formats peints se consacre à l’attentat des Twin Towers de New York (WTC 11/09/01-11/09/02) : « Soudainement ces images se retrouvent figées, en basculant d’un médium à l’autre. Ce ralentissement forcé, cette fixité est comme un pied de nez à l’accélération ambiante. Peindre des grands formats est du même ordre, habitués que nous sommes à la masse proliférant et endémique des images photographiques de petit format. L’accès à la réalité se fait la plupart du temps par la petite lucarne d’internet et non par de grands panoramiques », dit Alain Josseau.
Depuis 2002 toujours, il travaille sur un grand cycle d’images de conflits armés qui emprunte son titre au célèbre texte de Sun Tzu, L’Art de la guerre. Certaines des images sont floues, effet qui renvoie à la vision requalifiée du réel que génèrent les lunettes à visée infrarouge employées aujourd’hui par les militaires. Soldats et insurgés en armes, tas de corps morts ou blessés, femmes et enfants en larmes sont au centre de ses Peintures d’Histoire, spectacle « fabriqué » qui, dixit l’artiste, « dénonce le fait que le vécu, lui-même, est « fictionné » et mis en scène ».
L’artiste compose aussi de grandes installations multimédias à partir de dioramas ou de maquettes qu’il filme au moyen d’un dispositif multi-caméras simulant le direct d’événements à caractère médiatique (Guerre, version 1 et 2, Terrorisme, Bullet-time n°1 et n°2, 3 min scénario). L’occasion d’interroger les spectateurs sur la réalité de ce qu’ils voient.
À Toulouse, l’artiste conçoit une exposition d’œuvres existantes ou produites pour l’occasion réunies sous le titre « Galerie des Peintures d’Histoire » en écho à la Galerie des Batailles de Versailles. Parmi ses travaux, il revisite pour la troisième fois son installation Guerre : elle prend ici la forme d’une immense Sand Table, table de tactique dont usent les officiers pour préparer leurs opérations militaires. 15 000 figurines, 500 chars et autres véhicules de guerre, 100 avions, des matériels divers, tous reproduits à l’échelle 1/72ème, reconstituent un champ de bataille filmé par 32 caméras dont les images sont projetées en un mouvement incessant, rapide et répétitif.


Le travail d’Alain Josseau fait également l’objet d’une exposition à la Galerie Sollertis qui représente l’artiste.