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Jorge Pardo

Jorge Pardo
23.05.14
Exposition — Musée des Augustins

Installation de Jorge Pardo au Musée des Augustins dans le cadre du Festival international d'art de Toulouse (2014) Courtoisie Studio Jorge Pardo. Crédit images Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse © Printemps de septembre 2014.

Installation de Jorge Pardo au Musée des Augustins dans le cadre du Festival international d'art de Toulouse (2014). Courtoisie Studio Jorge Pardo. Crédit images Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014 © Printemps de septembre 2014.

Installation de Jorge Pardo au Musée des Augustins dans le cadre du Festival international d'art de Toulouse (2014). Courtoisie Studio Jorge Pardo. Crédit images Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014 © Printemps de septembre 2014.

Installation de Jorge Pardo au Musée des Augustins dans le cadre du Festival international d'art de Toulouse (2014). Courtoisie Studio Jorge Pardo. Crédit images Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014 © Printemps de septembre 2014.

Installation de Jorge Pardo au Musée des Augustins dans le cadre du Festival international d'art de Toulouse (2014).Courtoisie Studio Jorge Pardo. Crédit images Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014 © Printemps de septembre

Installation de Jorge Pardo au Musée des Augustins dans le cadre du Festival international d'art de Toulouse (2014). Courtoisie Studio Jorge Pardo. Crédit images Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse © Printemps de septembre

Installation de Jorge Pardo au Musée des Augustins dans le cadre du Festival international d'art de Toulouse (2014). Courtoisie Studio Jorge Pardo. Crédit images Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014 © Printemps de septembre

L’ensemble unique de chapiteaux romans du XIIème siècle conservé par le musée des Augustins est l’un des trésors du patrimoine toulousain. L’artiste américain Jorge Pardo, internationalement reconnu pour son œuvre à la frontière de l’art, du design et de l’architecture, a été invité à repenser la présentation de cette collection exceptionnelle. L’installation restera en place jusqu’à l’édition 2016 du Festival.
 
Tour à tour peintre, designer, architecte ou scénographe, Jorge Pardo est l’artisan d’à peu près tout ce qui l’entoure - meubles, lampes, atelier, maison - et son œuvre colorée semble n’être qu’un prolongement de cette première intention. Depuis une vingtaine d’années, il n’a eu de cesse de remettre en question les catégories et les hiérarchies esthétiques en s’appuyant sur l’ambiguïté d’un système où l’art est méthodiquement désamorcé et le fonctionnel presque toujours déshabilité.
Avec les collections d’art roman du musée des Augustins, comme auparavant avec les collections d’art pré-colombien du musée de Los Angeles ou les œuvres d’art minimal de la fondation La Caixa à Barcelone, c’est l’impossible neutralité du musée que met en exergue le travail de mise en scène de Pardo, révélant à la fois ce qu’il définit comme « un dispositif d’encadrement » et le tissu complexe d’interactions qui le lie aux œuvres. Cette réflexion sur le rôle de l’institution s’ancre dans une histoire de l’art conceptuel écrite par certains des artistes qui furent ses professeurs comme Michael Asher ou Stephen Prina. Mais là où ces derniers se sont efforcés de produire un discours à charge contre l’institution, l’œuvre de Pardo se limite à des déplacements, substitue une question ouverte aux positions politiques de la génération qui le précède. Une question que soulève, par exemple, l’exposition d’un bateau de plaisance redessiné par l’artiste à partir d’un modèle standard (Untitled (Pleasure Boat , 2005) ou plus récemment  en 2014, celle d’une chambre posée comme une grande sculpture oblique (Inert, 2014) au centre de sa galerie New-Yorkaise. Déjà en 1997, alors que le MOCA de Los Angeles décide de lui consacrer une monographie, Pardo convainc l’équipe du musée de délocaliser l’exposition dans une maison dessinée et construite pour l’occasion. Pendant cinq semaines, 4166 Sea View Lane est une sorte de sculpture à parcourir, ouverte aux visiteurs et remplie par les œuvres de l’artiste avant qu’il n’y emménage avec sa famille. Dix ans plus tard au MOCA de Miami, c’est cette fois l’espace domestique qu’il fait entrer au musée, cloisonné en plusieurs zones —  Bedroom, Kitchen , Living room , Dining room  ou Garden  - où cohabitent à la fois lits, étagères, tables, lampes ou banquettes créés par l’artiste et toute une documentation sur son œuvre, imprimée et collée aux murs à la manière d’un papier peint. Autant de projets qui illustrent le travail de nivellement entrepris par l’artiste dans le champ de l’esthétique et sa volonté de contester au musée son pouvoir catégorisant.

 

 

Le Festival international d’art de Toulouse/Printemps de septembre remercie les partenaires et mécènes qui se sont associés au projet de Jorge Pardo :

LABORATOIRES PIERRE FABRE
CERAMISOL
APPLICATIONS LASER DU SUD-OUEST
PORCELANOSA
CREATIONS
GALERIES LAFAYETTE
LA BANQUE POPULAIRE OCCITANE
FORAE
DECOCERAM
PAREXLANKO