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Mykola Malyshko

Mykola Malyshko
23.05.14 - 30.08.14
Exposition — Espace Croix-Baragnon

Exposition de Mykola Malyshko à l'Espace Croix-Baragnon. Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014 © Le Printemps de septembre

Exposition de Mykola Malyshko à l'Espace Croix-Baragnon. Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014 © Le Printemps de septembre

Exposition de Mykola Malyshko à l'Espace Croix-Baragnon. Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014 © Le Printemps de septembre

Exposition de Mykola Malyshko à l'Espace Croix-Baragnon. Crédits photo Nicolas Brasseur, Festival international d'art de Toulouse 2014 © Le Printemps de septembre

Mykola Malyshko est né en 1938 à Znamenivka en Ukraine ; il vit dans la région de Kiev.
Il a étudié à Dnipropetrovsk et à l’Institut national d’art de Kiev. Il a exposé presque exclusivement en Ukraine, à l’exception, entre autres, de sa participation à des expositions-panoramas de l’art ukrainien présentées à Bonn-Duisdorf en 1995 et à Munich en 1999.
 
Très peu montrée, jugée hors cadre du réalisme social, Mykola Malyshko est peintre et sculpteur, mais aussi écrivain et philosophe. Son œuvre s’est construite à l'écart des vents dominants de la période soviétique. Ce sont avant tout la matière et son travail à la hache qui occupent Mykola Malyshko, et inscrivent son œuvre dans un naturalisme teinté de primitivisme. Le bois est son matériau de prédilection, même s’il travaille également la terre et le métal. Et l’on ne peut s’empêcher de mettre cet attachement aux arbres en rapport avec la géographie même de l’Ukraine connue pour la richesse de ses forêts primaires de hêtres classées au patrimoine mondial de l’Unesco. « Je prends les conseils de la matière, je la frappe avec une hache et j’écoute comment elle se fait entendre. » De cette technique particulière découle l’aspect massif et quelque peu grossier de ses sculptures, leurs surfaces brutes qui conservent les traces de l’outil et de la force qui l’a mis en branle. Au registre de ses références sculpturales, il cite aussi bien Johann Georg Pinsel, sculpteur baroque dont les œuvres ornaient nombre d’églises ukrainiennes, que le cubiste Alexandre Archipenko, également Ukrainien d’origine, avec celui-ci le rapprochement se fait par la représentation schématique de la figure humaine devenue pantin anonyme. Difficile d'appréhender l'œuvre de Malyshko sans avoir dans l'œil les sculptures de ses contemporains Lupertz et Baselitz, il partage avec le premier le goût du bois et la rusticité de son traitement, la relation fusionnelle et le goût du primitivisme avec le second, en lien avec les recherches formelles du nord de l'Europe.

L’exposition de Mykola Malyshko est présentée en partenariat avec l’Institut Français d’Ukraine et la Ya Gallery, Kiev. 
Co-production Espace Croix-Baragnon, Ville de Toulouse et le Printemps de septembre