EN

À TOULOUSE

Avant

Alex Hanimann

26.09.08 - 19.10.08
Exposition — Fondation d'entreprise espace écureuil pour l'art contemporain

Alex Hanimann, Shifting, 2004

Plan-séquence filmé en night shoot dans une rue parisienne : un face à face entre un pitbull et une caméra vidéo. Une fable contemporaine.

© Alex Hanimann

Né en 1955 à Mörschwil, Suisse.

Vit à Saint-Gall. 

 

Que vous inspire le thème du Printemps, « Là où je vais, je suis déjà » ?

C'est le paradoxe qu'on est en route, qu'on voyage toujours, en cherchant quelque chose et on ne trouve rien. Si on réalise qu'il y a des choses et des événements juste à côté qu'on ne connaît pas, la vision change complètement. C'est une question de perspective. Nous cherchons ce qui est déjà trouvé, ou nous oublions ce que nous cherchons dans le temps même où on le cherche. Reste à la fin la perplexité, le désarroi, l'embarras.

 

En quoi consiste votre projet ou votre proposition artistique ?

Christian Bernard a choisi de montrer deux films : Heavy Sea et une vidéo de 20 minutes intitulée Shifting . Ça raconte l'histoire d'un chien qui change complètement d'attitude pendant une promenade avec son maître. Et la raison de ce changement, c'est la caméra immobile et braquée sur lui.

 

Enfin, qu'est-ce que l'art vous permet d'accomplir ?

Je peux encourager l'espace spirituel de l'exposition. Je peux soutenir l'ambiance, l'atmosphère, le climat et, à la fin, aussi le moral. 

 

Les rapports de l'homme et de l'animal sont au coeur de l'oeuvre d'Alex Hanimann, qui adopte pour cela quantité de supports très différents : dessins, peintures, vidéos, installations. Autant dire que son travail d'artiste relève de l'expérimentation, au croisement des sciences humaines et des sciences naturelles. Mais chez lui, l'éthologie, c'est-à-dire l'étude du comportement des animaux dans leur milieu naturel, dévie rapidement vers une analyse sociologique et critique de notre société contemporaine. À l'image par exemple de son installation Bird Watching (2004), où une cinquantaine de canaris soumettaient leur comportement à l'observation du public du musée.