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À TOULOUSE

Avant

Delphine Reist - Laurent Faulon

26.09.08 - 19.10.08
Exposition — Hôtel-Dieu

Delphine Reist, Rideau !, 2007, courtoisie Galerie Triple V.

Présenté à l'Hôtel-Dieu, 2008, ©DR, Le Printemps de septembre - à Toulouse, photo Jean-François Peiré.

Delphine Reist, Rideau !, 2007, courtoisie Galerie Triple V.

Présenté à l'Hôtel-Dieu, 2008, ©DR, Le Printemps de septembre - à Toulouse, photo Jean-François Peiré.

Delphine Reist, Rideau !, 2007, courtoisie Galerie Triple V.

Présenté à l'Hôtel-Dieu, 2008, ©DR, Le Printemps de septembre - à Toulouse, photo Jean-François Peiré.

Delphine Reist, Rideau !, 2007, courtoisie Galerie Triple V.

Présenté à l'Hôtel-Dieu, 2008, ©DR, Le Printemps de septembre - à Toulouse, photo Jean-François Peiré.

Delphine Reist, Étagère, 2007, courtesy Galerie Triple V,

Présenté à L'Hôtel-Dieu, 2008, ©DR, Le Printemps de septembre - à Toulouse, photo Jean-François Peiré 

Delphine Reist, Étagère, 2007, courtesy Galerie Triple V.

Présenté à L'Hôtel-Dieu, 2008, ©DR, Le Printemps de septembre - à Toulouse, photo Jean-François Peiré. 

Née en 1970 à Sion, Suisse.

Vit et travaille à Genève.

 

Quelle sera votre proposition artistique à l'Hôtel-Dieu ?

Dans la salle des colonnes : Rideau ! (2007, courtesy Galerie Triple V). Un rideau de cuisine dans un espace d'exposition. Plic, plic, ploc... Du vin goutte de la tringle dans des vieux seaux industriels et profite pour s'épancher. Rideau! associe les effluves enivrantes du vin, le clapotis sympathique des fontaines et le camaïeu harmonieux des tampax usagés. Et Chiens de fusils (2008, courtesy Galerie Triple V). Dans le clair-obscur d'une forêt de piliers, un groupement de fusils pointent les spectateurs au gré de leurs humeurs.

Dans les dépendances des salles de gala de l'Hôtel-Dieu : Étagère (2007, courtesy Galerie Triple V). Dans les cuisines des salles de gala, une série d'étagères abrite du matériel électroménager et des outils pris de spasmes moqueurs ou nerveux.


Que vous inspire la formule « Là où je vais, je suis déjà » ?

Ce qui est excitant entre là où je suis et là où je serai, c'est ce qui se passe dans l'intervalle. Pour une exposition en tout cas. Me captivent les erreurs, les découvertes, les changements de piste, enfin tout ce qui diffère entre projet et réalisation, tout ce qui fait que ce que je produis dépasse ce que j'avais imaginé. C'est étrange, car pour toutes sortes de raisons : recherche de financement, travail des organisateurs, édition d'un pré-magazine... l'anticipation est de mise. Le projet doit être précis, interprétable, les budgets, détaillés. Finalement, ce moment capital, celui pour lequel je fais cette activité, doit, pour l'intérêt de tous, être minimisé – il est obscène.

 

Qu'est-ce que l'art vous permet d'accomplir ?

Il me permet de m'occuper ces cinq prochains mois.
 

 

« Il y a dans tous les travaux de Delphine Reist l'utilisation de matériaux trouvés, disponibles, voire gratuits, mais également une sophistication technique qui va jusqu'à permettre à ce matériel d'exprimer sa fonction en éliminant l'élément humain que représente son utilisateur. On roule des bidons pour les déplacer : ici, le bidon roule tout seul. On fait démarrer des voitures :là, elles démarrent par elles-mêmes. On n'a plus besoin de pousser les caddies : finalement, on n'a qu'à les regarder bouger. Par rapport aux happenings, ces installations en mouvement ont un avantage, c'est qu'elles n'ont pas vraiment besoin de spectateurs, ce qui leur donne une qualité fatale qui est celle de l'art. Le regardeur devient dans ces circonstances ce qu'il est vraiment : un voyeur. » (Olivier Mosset)