Cynthia Montier - Abdul-Hadi Yasuev

Karma – shattered reality [разрушенная реальность — réalité éclatée]
04.10.21 - 18H30-19H
Événement — Palais de Justice

© Cynthia Montier 

 

 

Infos pratiques :

2, allées Jules Guesde, 31000 Toulouse

conférence - performance

 

Cynthia Montier et Abdul-Hadi Yasuev​, Karma – shattered reality, 2021

 

Étape de travail conçue en conversation avec magistrats et greffiers des ordres administratif et judiciaire ainsi qu'un avocat exerçant à Toulouse.

Performance annulé du fait de l’empêchement du co-auteur Abdul-Hadi Yasuev, placé en centre de rétention administrative.

Le festival soutient le co-auteur Abdul-Hadi Yasuev et l’œuvre karma : lettre de soutien.

 

Cynthia Montier s’intéresse à la place de la spiritualité dans les pratiques vernaculaires et créatives, en regard d’un engagement social. Son nouveau projet, Karma, ausculte la sphère juridique. Karma (de Karman en sanskrit) signifie « acte » et oppose la force d’un sort à celle d’un pouvoir d’action. Entre le sort et le jugement, l’acte et le discours, Karma est un travail artistique et juridique prenant la forme d'œuvres collaboratives réalisées à partir d'objets transitionnels vecteurs de récits. Karma constitue ainsi un fonds ou une collection en devenir, où chaque œuvre-multiple fonctionne comme une amulette, se faisant d'un gage d'un récit et de sa transmission.

 

Cette conférence-performance sera l'occasion de présenter d'une part une étape de travail autour de l'acte de juger, conçue en conversation avec magistrats et greffiers des ordres administratif et  judiciaire ainsi qu'un avocat exerçant à Toulouse et d'autre part la performance Shattered reality issue du fonds d’oeuvre-multiple Karma. 

 

Shattered reality [разрушенная реальность — réalité éclatée], créée par Cynthia Montier et Adbul-Hadi Yasuev correspond à l’activation d’un objet transitionnel sous la forme d'un protocole de performance autour de la notion d’isolement, de virtualité, d’identité et d’auctorialité dans des contextes relatifs aux flux migratoires. Des téléphones et des casques audios sont distribués au public. La performance se déploie via une conversation What’sApp, invitant les spectateurs à s’en faire les témoins. Par téléphones interposés et en face à face avec l’audience, les deux co-auteurs font le récit à deux voix d’une expérience vécue et déplacée. Entre témoignage de mémoire et geste initiatique, l’audience est conviée à une série d’auto-portaits altérés.

 

En partenariat avec le Palais de Justice de Toulouse dans le cadre de La Nuit du Droit.

Remerciements : Gilbert Cousteaux.