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Siah Armajani

17.09.21 - 17.10.21
Exposition — les Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse

Siah Armajani, Zaccho and Vanzetti Reading Room n°4 (Salle de lecture Sacco et Vanzetti n°4), 1994, FNAC 95301 (1 à 111), Centre national des arts plastiques © Adagp, Paris / Cnap / Crédit photo : Aurélien Mole.

Siah Armajani, Zaccho and Vanzetti Reading Room n°4 (Salle de lecture Sacco et Vanzetti n°4), 1994

FNAC 95301 (1 à 111)

Centre national des arts plastiques

© Adagp, Paris / Cnap / Crédit photo : Aurélien Mole 

Né en 1939 à Téhéran, il est décédé en 2020 à Minneapolis (États-Unis), où il vivait et travaillait. 

 

Siah Armajani, arrivé aux État-Unis au début des années 60, reste un artiste méconnu. Pourtant, il a réalisé de nombreuses installations publiques, aux États-Unis et en Europe, le pont Irene Hixon Whitney (1988) et le Gazebo for Four Anarchists (1993) en sont peut-être les exemples les plus remarquables. Pour autant Armajani a travaillé tout au long de sa vie sur une série de petites sculptures d'atelier inspirées de l'imagerie de l'Amérique vernaculaire, du Bauhaus et du constructivisme russe. Son travail s'est développé à l'intersection de l'architecture, des mathématiques, de l'ingénierie et de la philosophie et a été stimulé par une recherche sur ce que l'art dans la sphère publique peut apporter à une communauté. Dans son manifeste Public Sculpture in the Context of American Democracy, Armajani note : « La sculpture publique est une recherche d'une histoire culturelle qui appelle une unité structurelle entre l'objet et son cadre social et spatial. Elle doit être ouverte, disponible, utile et commune. » Plus tard, Armajani reviendra à un engagement direct dans la politique, qui a caractérisé ses premières années en Iran :  Fallujah (2004-2005) et la série Seven Rooms of Hospitality (2015-2017) sont des œuvres clés de cette dernière période.

 

Maquettes, dessins, sculptures monumentales..., l'exposition à Toulouse propose un promenade dans le travail de cet artiste qui, s'il avait un peu renoncé à son grand rêve d’artiste public, n’avait en rien renoncé à sa croyance en l’art adressé, en la vertu démocratique d’un art qui trouve ses formes dans le commun.

 

Dès la fin des années 1960, Siah Armajani participe à des expositions majeures au MoCA, Chicago (1969), au MoMa, New York (1970) ou à la documenta 5, Kassel (1972). Son travail est exposé et collectionné par de nombreuses institutions aux États-Unis et dans le monde. En 2011, la Meulensteen Gallery (New York) expose ses œuvres les plus anciennes. En 2018, le Walker Art Center (Minneapolis) organise sa première rétrospective. En 2010, il reçoit le prix Knight Fellow des United States Artists puis est décoré en 2011 Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par le gouvernement français.

Exposition
les Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse
Siah Armajani
17.09.2021